La 6ème édition des Rencontres du 30"30' n'est pas encore terminée !

Organisée par la Compagnie Les Marches de l'été, le festival accueille une vingtaine de spectacles de danse, théâtre, marionnette, clown, cirque, musique, cinéma, performances et arts plastiques d'une durée de 30 secondes à 30 minutes.
Dépêchez vous, courrez au téâtre des 4saisons, il vous reste encore plein d'artiste à voir !
Voici la programmation des deux jours qui viennent :
- Du luxe et de l'impuissance, Compagnie Intérieur Nuit
Audio-théatre 30'
A partir d'articles et d'éditoriaux commandés à Jean-Luc Lagarce par des théâtres et des revues entre 1991 et 1995, nous suivons l'errance solitaire et silencieuse mais pourtant remplie de mots, de sons et d'images de Jean-Luc qui revient une dernière fois nous raconter... se raconter... raconter ses combats, ses joies, ses désirs,... raconter SON THEATRE.
"De quel droit encore oser venir inventer quelque luxe et vouloir le partager, et laisser quelque place au beau, à l'inutile, à l'incertain?
Comment oser prétendre à la fragilité face à l'ordre, d'où qu'il vienne, de trouver sa place et sy tenir et n'en plus bouger?...
Ne vaudrait-il pas mieux écouter en effet, acquiescer, rester là dans son rôle, amuser et ne pas inquiéter?..." Jean-Luc Lagarce
Le 22/01 à 19h45, 21h40 et 23h10
Et le 23/01 à 19h45, 21h10 et 22h55
- Cris et chuchotement, Silence/Etat e crise
Danse 6'
Un corps silencieux, en sommeil apparemment, et qui ne semble pas entendre la rumeur qui enfle, les bruits de la ville, les fusils, les cris... rien ne bouge, tout reste en l'état !
Le 22/01 à 20h00
- Follow me, Cridacompagny
Cirque 8' Création
De et par : Jur Domingo et Julien Vittecoq
Dessins : Jur Domingo
Pièce courte pour quatre boxeurs. Deux vrais boxeurs, et deux ânes, dont un qui chante.
Follow Me", troisième création de Cridacompany est inspirée d'une série de croquis de Jur Domingo.
Le 22/01 à 20h15 et 21h45
- Batracien, l'après-midi, CCNT Bernardo Montet
Danse 40'
Conçu avec la plasticienne acousticienne Lorella Abenavoli, Bernardo Montet présente "Batracien, L'après-midi" comme une traversée de la matière, de son état le plus magmatique au plus aérien, où la terre, la chair, le souffle, la plainte, les bégaiements et le chant constituent la danse.
Le 22/01 à 20h30
- Action Robes au parking, Isabelle Kraiser
Bordeaux Performances 5'
Paraître, apparaître, surtout ne pas disparaître. Présence ordinaire d'un état intérieur extravagant qui se joue de toute la banalité du monde.
Isabelle Kraiser fabrique sa propre réalité, transgresse l'air de rien, la conformité, déplace les conventions, bouscule le protocole, manipule avec joie l'environnement... Au fil des robes quelle enfile, elle tisse une ?uvre poétique et politique.
Le 22/01 à 21h30 et 23h05
Et le 23/01 à 21h05 et 22h50
- Traces Fouillis, Silence/Etat de Crise
Théâtre 8'
2003 / un certain soubresaut, 2007 / une incitation décompléxée au quantitatif et maintenant en 2009 ?
Proposition faite par Jean-Luc Terrade à 6 artistes pour concevoir une forme courte (5) autour de ce double thème Silence/Etat de crise.
Avec : Daniel Strugeon
Vidéaste : Antoine Hacquin
"Autrement, je n'aurais pas pu. Continuer, je veux dire. Je n'aurais pu traverser cet affreux et lamentable gâchis qu'est la vie sans laisser une tache sur le silence." Samuel Beckett
Le 22/01 à 21h35
- Duo Lazro/Boni, Emouvance
Musique improvisée 35'
Figure majeure de la musique improvisée européenne, le saxophoniste Daunik Lazro est depuis trente ans le défricheur inlassable de nouveaux territoires, puisant dans l'héritage du jazz ou cultivant ses marges.
Dernièrement, il a collaboré pour le théâtre avec "Exilith" pièce de Reza Baraheni mise en scène par Thierry Bedard.
Singulière personnalité apparue sur scène en 1969, Raymond Boni a depuis joué dans tous les formats musicaux possibles, du solo au big band, et ce aux quatre coins de la planète.
De sa guitare, ou de son harmonica s'échappent des échos de flamenco, de rumba, des traditions tziganes d'Europe centrale ou des Balkans, des bribes de chansons ou de standards de jazz, éléments à la fois résultants et constitutifs d'un appétit, d'une curiosité et d'une générosité sans limites...
Le 22/01 à 22h45
- Novation, Silence / Etat de crise
Musique 7'
"Quand le pouvoir pousse à l'arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l'existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie". JFK
Le 22/01 à 23h00
- Silence, Etat de Crise, trois spectacles : Novation, Night loveless night et Cris et chuchotement
Le 23/01 à 20h00 et 22h45
- Soli 4, Extrait de "Urban Ballet", Compagnie Rêvolution
Danse 15'
A l'image de son parcours, Anthony Égéa ne cesse d'inventer une gestuelle hybride qui lui est propre.
Entre piéta et derviche tourneur, la puissance de l'interprétation transcende la virtuosité d'un corps qui irradie de sensualité.
La relation entre musique et danse est interrogée à l'aune d'un objectif : mixer danse urbaine et partition classique pour donner corps à d'autres possibles.
Le 23/01 à 20h30
- Silence, Etat de crise, trois spectacles : Maknongan, F.A.T.S. (From Act To Speak) et Traces Fouillis
Le 23/01 à 21h00 et 21h30
- Concerto, Ivo Dimchev
Concert Performance 35' Création
"En rentrant à la maison après l'école, et en allant dans ma chambre, j'ai trouvé tous mes oiseaux morts, gelés dans lair ; j'ai pris un briquet et je les ai brûlé ; j'ai été défoncé par la fumée, ravi de voir tous mes oiseaux brûlés, et j'ai essayé de t'appeler pour te culpabiliser et me foutre de toi ; Tant que ça a du sens pour moi, ça a du sens tout court..."
"Concerto" est ma réponse physique et vocale à un concert "live". C'est ma première performance entièrement improvisée. Ce qui, dans un certain sens, me permet, ainsi qu'au public, d'expérimenter le "phénomène" du faire/présenter la musique et le rapport physique du processus.
Je travaille sur ce projet avec le musicien bulgare Emilian Gatsov.
Le 23/01 à 22h00
- Impromptus Chaval, Cie Intérieur Nuit
Impromptu 2'
"Bien que sottement basé sur la persistance rétinienne, le cinéma peut être pour l'amateur une source de joies saines et permet d'autre part de conserver vivant le souvenir de personnes et d'objets détruits par le temps." Yvan Le Louarn, dit Chaval.
Utilisant jeux de mots et calembours, l'oeuvre de Chaval s'inscrit dans la tradition du dessin d'humour rempli de dérision ; mais l'artiste a porté cette tradition bien au-delà de ce qu'ont réalisés ses prédécesseurs.
"Si mes dessins sont meilleurs que les autres, a-t-il déclaré, c'est qu'ils vont jusqu'au bout. Mais ils vont jusqu'au bout parce que j'y vais moi-même, et que je me détruis aussi".
Le dessinateur poussa la logique de sa démarche jusqu'à sa conséquence ultime : le suicide.
Le 23/01